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SANTIAGO, ALERTE POLLUTION !

Les villes chiliennes font parties des plus polluées du continent. La capitale chilienne n'échappe donc pas à la régle. Santiago compte 7 milions d’habitants, peu soucieux et pas informés sur les risques de la pollution atmosphérique. Cette pollution est essentiellement due à l’intensité du trafic routier, les sites industriels et à la situation géographique de Santiago, localisée dans une vallée entre deux montagnes.

Classement villes polluées Amérique Latine


Pollution Santiago

Facteurs qui en sont la cause



Principaux polluants

Le plus grand danger provient des particules fines (PM2,5), composées de particules microscopiques d'un diamètre inférieur à 2,5 micromètres. De par leur taille infime, elles pénètrent directement dans les poumons et rejoignent la circulation sanguine, provoquant des maladies respiratoires et cardiovasculaires, ainsi que des décès prématurés.
Dans une moindre mesure, la ville est également confrontée à des niveaux élevés de PM10 et de gaz nocifs tels que le monoxyde de carbone (CO) et les oxydes d'azote (NO2).


Comment le suivi est-il effectué ?

Tout au long de l'année, la qualité de l'air de la capitale chilienne est suivie par une dizaine de stations de surveillance et mesurée 24 heures sur 24 grâce à un réseau public de stations de surveillance stratégiquement réparties dans toute la ville. Ce système permet aux autorités d'évaluer la qualité de l'air en temps réel, de générer des prévisions quotidiennes et d'émettre des alertes environnementales lorsque les niveaux de pollution sont dangereux.

La surveillance de la qualité de l'air est gérée par des outils et des institutions spécifiques:


Les stations analysent différents composés nocifs, principalement répartis en deux catégories:



Outre le réseau officiel du gouvernement chilien, des plateformes mondiales indépendantes comme IQAir mesurent la qualité de l'air de Santiago en temps réel . Cela permet de comparer les niveaux de pollution de la capitale chilienne aux normes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et à ceux d'autres grandes villes du monde.

Mesures de prévention

Pour lutter contre la pollution dans le bassin de Santiago,Les autorités chiliennes ont mis en œuvre une stratégie à long terme fondée sur le Plan de prévention et de décontamination atmosphérique (PPDA) , renforcée par la stratégie Santiago Respira.Ces mesures combinent des restrictions permanentes et des mesures d'urgence pendant les mois d'automne et d'hiver.

Du 1er mai au 31 août de chaque année, un plan hivernal spécial est mis en œuvre car le froid et l'absence de vent emprisonnent le smog dans le bassin de Santiago. En fonction de la moyenne mobile sur 24 heures de la pollution cumulée, la délégation présidentielle établit les états suivants :
Niveau alerte pollution Santiago


Gestion des épisodes critiques



Véhicule polluant SantiagoPendant alertes environnementales, lorsque la contamination de l'air est supérieure à 300 microgrammes par mètre cube, des mesures d'urgence sont appliqués: restriction de circulation sur une partie des véhicules (environ 20%) en fonction du numéro de la plaque d'immatriculation et restrictions sur une certaine activité industrielle polluante.

Peu sensible à la contamination de l'air de Santiago, un grand nombre d'habitant de la capitale veut posseder une grosse voiture.

La ville dispose également d'un plan de décontamination préventif, qui comprend une réglementation des filtres sur tous les transports publics, la réglementation des poêles à bois et à la normalisation des autres appareils de chauffage ainsi que la réduction des émissions d'oxydes d'azote par les industries.

Les spécialistes assurent que ces mesures, auront des effets à long terme, mais qu'il est nécessaire d'imposer rapidement des mesures plus restrictives, et surtout pendant toute la période d'hiver.

Certains suggèrent d'interdire complètement l'utilisation du bois pour le chauffage, et de mettre des filtres sur tous les bus, ainsi que de réduire le trafic dans la ville en encourageant l'utilisation du vélo et des transports publics. Le problème est que ces mesures ne sont pas populaires.

La quantité de 4x4 à Santiago est impressionante. Une grande partie de la population à pour ambition de posséder ce type de véhicule. D'autre part, malgré le boum du 2 roues depuis peu, il est plutot dangereux de rouler dans les rues de la ville pour circuler en vélo, et les pistes cyclables sont encore trop rares. D'ailleurs un grand nombre de cycliste préfère emprunter les trottoirs.

Il y a aussi un coût financier. En interdisant l'utilisation du bois, le gouvernement devra donner une autre alternative pour le chauffage. Pour encourager les gens à utiliser les transports publics, le gouvernement devra améliorer le système de transports publics.

En 2005, les chercheurs indiquaient que pour 41% de la pollution de l'air à Santiago était causé par le transport (y compris les autobus, les camions et les voitures).

La controverse à propos des alertes environnementales


Il y a fréquemment des critiques sur la façon dont le calcul du taux pollution est fait et a quel comment les alertes sont définies. Les données fournies par le gouvernement devraient être plus transparentes et les niveaux d'alerte environnementale devraient être plus strictes. Il est évident que si les alertes environnementales sont activées plus fréquemment à Santiago, l'activité industrielle sera paralysée. Et il y a un lobby industriel qui fait que cela ne se produise pas.

World Air Quality
World's Air Pollution

Le ministère de l'Environnement réponds en général aux critiques, en affirmant que la matière particulaire fine est mesurée par le gouvernement et que le système est transparent.

Les plus exposés sont les plus jeunes


Chaque fin d'automne, la capitale du Chili se trouve dans une situation médicale préoccupante, avec les niveaux de pollution qui grimpent en flèche et qui font exploser les taux de maladies respiratoires chez les enfants.

La pollution atmosphérique se traduit directement par une augmentation des affections car les voies respiratoires s'irritent, et deviennent plus vulnérables à des agents pathogènes.