LES TREMBLEMENTS DE TERRE AU CHILI
Le Chili se trouve sur la fameuse plaque de Nazca et fait partie des pays les plus touchés par les tremblements de terre.
On enrregistre plusieurs centaines de secousses légères chaque année, et moins de dix séismes significatifs par an. L'histoire et les statistiques nous apprennent qu'un tremblement de terre destructeur frappe le Chili tous les 25 ans; Il ni y a pas de zones géographiques épargnées, mais certaines moins exposées. Du nord au sud, ce sont celles d’Antofagasta, de San Fernando, Temuco et Punta Arenas. Le tremblement de terre le plus lourd en pertes humaines fut celui de Chillan en 1939 (30 000 morts).
 Situé au-dessus d'une des zones de subduction les plus sismiques du globe (en moyenne un séisme de magnitude 8 tous les 10 ans), le Chili est un laboratoire naturel unique offrant un accès direct sur la zone sismogène. Elle résulte de la convergence rapide, plus de 8 cm/an, de la plaque Nazca, et de sa subduction sous la bordure ouest du continent sud-américain, provoquant une déformation rapide marquée par la formation des Andes.
Le risque sismique au Chili est associé à trois types de séismes :
• les séismes de subduction, inter-plaques, au niveau de la zone couplée du contact entre les plaques Nazca et Amérique du Sud, comme Valparaiso (1906, Ms=8,6), Antofagasta (1995, Mw=8,1)) ou Arequipa (2001, Mw=8,4) ;
• les séismes intra-plaques au sein de la plaque Nazca, de profondeurs intermédiaires (80-100 km), directement sous le continent, comme Chilán (1939, Mw=8,3), Punitaqui (1997, Mw=7,3) ou Tarapacá (2005, Mw=7,8) ;
• les séismes de faible profondeur associés à la déformation des Andes, qui menacent la région métropolitaine où vit plus de la moitié de la population du Chili, comme Las Melosas (1958, Ms=6,9) ou Curicó (2004, Mw=6,6).
Presque toutes les villes de la côte ont été touchées par un grand séisme au cours du siècle dernier.
Le Chili a une longue histoire de tsunamis associée à ces séismes, attestée depuis le XVIe siècle et par d'anciennes légendes indiennes. La prise en compte du risque associé aux tsunamis est critique pour des installations portuaires comme Coquimbo, Valparaiso, Antofagasta, Iquique et Arica. En dehors des tsunamis générés lors des séismes de subduction localisés entre la fosse océanique et la côte, comme Valdivia (1960) ou Arequipa (2001), le risque associé à des séismes superficiels anormalement lents et de moindre magnitude est réel. Leur détection sismologique en temps réel doit être intégrée dans les systèmes d'alerte.
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RECCORD
Le plus fort tremblement de terre jamais enregistré a eu lieu le 22 mai 1960 à 19:11 au Chili. La magnitude fût estimée à 9,5. Son épicentre était situé dans le sud du Chili, prés de Valdivia à environ 700 km au sud de Santiago.
Ce séisme, qui avait été précédé par une série de tremblements de terre d'une magnitude supérieure à 8 sur une bande de 1 300 kilomètres au nord de l'épicentre, a été provoqué par le glissement de la plaque Nazca d'environ 18 m sous la plaque sud-américaine.
Suite à ce tremblement de terre, on a observé de nombreuses modifications de la région côtière du Chili.
Le nombre total de morts de la combinaison tremblement de terre/tsunami a été estimé à environ 3000, principalement au Chili, le système d'alerte des tsunamis ayant permis de limiter le nombre de morts dans les régions côtières du Pacifique.
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Infos pratiques
En cas de tremblement important, il est conseillé de sortir d'évacuer votre logement, sans emprunter d'ascenceur, côté cours si possible, car dans la rue, les câbles électriques risquent de tomber. S'il n'est pas possible de sortir, il faut se mettre sous une table, ou sous un montant de porte, pour être protégé si le plafond tombe. Il existe des zones de sécurité où se rassembler en cas de fortes secousses.
Au Chili, ces règles de sécurité sont enseignée aux plus jeunes à l'école, et le plan 'Daisy' permets aux employés de nombreuses sociétés de participer à des simulations d'évacuation.
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