Voyage au Chili
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GUERRE DU PACIFIQUE (1879-1884)

La guerre du Pacifique, aussi appelée guerre du salpêtre (guerra del salitre), opposa le Chili au Pérou et à la Bolivie entre 1879 et 1884. Cette guerre fit perdre à la Bolivie sa province du Litoral qui était son unique accès à la mer. Le Pérou perdit la région de Tarapacá. Ces deux territoires font partie, depuis la fin de cette guerre, du territoire chilien.

L'avant guerre

Carte historique des frontières
Frontières avant la guerre

Vers 1550, les conquistadors espagnols (La Gasca et Pedro de Valdivia) établissent les limites sud du vice royaume du Pérou avec le Chili sur le parallèle 25, au niveau du fleuve Salado. L'audiencia de Charcas, appelée plus tard 'Alto Peru' (l'actuelle Bolivie), fût crée en 1559 par Philippe II d'Espagne, dans un premier temps dépendant du vice royaume du Pérou. Les frontières entre le Pérou, le Chili et la Bolivie, vont être délimitées de manière assez aléatoires dans des régions qui paraissent sans intérêts. Des traités successifs fixèrent la frontière nord au 24e parallèle, au sud d’Antofagasta. Mais bientôt des différents opposèrent le Pérou et la Bolivie au Chili.

Les historiens boliviens et chiliens sont en désaccord pour savoir si le territoire de Charcas (ancien nom de la capitale bolivienne, Sucre), qui dépendit d'abord du Vice-royaume du Pérou puis de celui de la Plata, avait un accès à la mer. S’appuyant sur divers documents, les Boliviens le prétendaient avec insistance tandis que les Chiliens le contestaient.

 

 

 

La création d'une confédération péruano-bolivienne, aggrave les relations déja tendues avec une rivalité économique entre le port chilien de Valparaiso et le port péruvien Callao. Le Chili et son président Diego Portales, déclarent une guerre au Pérou en 1836 qui durera jusqu'en 1839.

Dans les années qui suivent, le nouveau président chilien Manuel Bulnes affirme la force de son pays en promouvant le développement économique et culturel ainsi que les relations internationales. Les troupes chiliennes prennent possession du détroit de Magellan à la pointe sud du pays entravant les projets de colonisation des anglais et français dans la région.

L'esprit expansif du peuple chilien durant le XIXe siècle a contribué fortement à la création de l'industrie du salpêtre dans la région de Tarapaca et Antofagasta.

En 1842, le président Bulnes veut une prospection des ressources naturelles dans la région nord, frontalière avec la Bolivie. Les recherches révèlent d'importants gisements de salpêtre et de guano. Bulnes déclare alors propriété nationale les gisements de guano de Coquimbo, du désert d'Atacama et des îles adjacentes. L'exploitation commence en collaboration de compagnies étrangères nord américaines.

En 1846, une compagnie chilienne exploite le guano de Mejillones (Bolivie). Les historiens boliviens, note que la Bolivie conteste des incursions du Chili sur son territoire avec cette exploitation, clandestine, et expulsion des concernés. Mais on peut voir sur le site de la ville de Melillones, qui relate son histoire, que deux francais, obtienne une concession de la part du gouvernement bolivien pour exploiter le salpêtre de cette zone. Histoire de Mejillones

Exploitation salpetreEn 1863, éclatent dans la région de Mejillones (Bolivie) des problèmes de droits de concessions de guano. Les forces navales chiliennes prennent alors possession du port de la ville afin d'assurer la protection des chargements, et d'effectuer des prospections minières dans la région. En réponse, le 5 juin 1863, le président bolivien Acha demande au congrès de voter une loi autorisant le recours à la guerre contre le Chili comme ultime solution, en cas d'échec des négociations diplomatiques pour récupérer le territoire envahi. La Bolivie propose une alliance militaire avec le Pérou, mais ce dernier refuse en privilégiant la médiation pour solutionner le problème entre les deux pays.

1865: Altercation entre le Pérou et l'Espagne. Le Chili intervient et le port de Valparaiso se retrouve menacé par la flotte espagnole. Bien que non sollicitée, la Bolivie du président Melgarejo se joint à la coalition sud-américaine pour prêter main forte au Chili. Les espagnols abandonnent la partie. Les chiliens sont reconnaissants aux boliviens et se disent prêts à accepter les frontières proposées par la Bolivie.

Le 10 août 1866, un premier traité établit la frontière entre la Bolivie et le Chili au parallèle 24 (la frontière nord du Chili gagne 1 degré en latitude), avec accord d'une zone commune d'exploitations du guano et des richesses minérales située entre les parallèles 23 et 25 degrés.

En 1867, la Bolivie crée le département du Litoral. Le Litoral compte à cette époque 5500 habitants.

En 1874, les deux pays signèrent un nouvel accord par lequel le Chili reconnaissait la souveraineté de la Bolivie sur les terres situées entre le 24e et le 25e parallèle. En retour, la Bolivie s'engageait à ne pas augmenter les taxes sur les entreprises chiliennes d'exploitation du salpêtre pendant 25 ans. La plupart des dépôts de salpêtre, un ingrédient précieux pour la fabrication d'engrais et d'explosifs, étaient exploités par des entreprises chiliennes et européennes, principalement anglaises.

Le nitrate naturel (salpêtre), est utilisé mélangé à du soufre et à du charbon de bois, pour fabriquer de la poudre à canon. A la fin du 19e siècle, les dépôts de nitrate naturel se trouvent au Chili aux mains des Britanniques.

En 1878, le général bolivien au pouvoir Hilarion Daza ordonne au préfet d'Antofagasta de percevoir une taxe de 10 centimes de pesos boliviens par quintal de salpêtre exporté par les compagnies chiliennes "FFCC" et "la Companía de Salitre". Les entrepreneurs et les mineurs chiliens s'opposèrent à cette augmentation, dénonçant une violation du traité de 1874.

Le 1er février 1879, Daza décide alors la confiscation par l'état bolivien des gisements de salpêtre exploités par ces deux compagnies. Dans cette crise diplomatique, le Pérou intervint en envoyant un ambassadeur plénipotentiaire à Santiago pour essayer de calmer le jeu, mais, selon la presse de l'époque, il était clair que le Chili avait déjà opté pour la guerre. Il semblerait que les ambitions chiliennes étaient de s'emparer des dépôts de salpêtre mais aussi affaiblir la Bolivie et le Pérou afin d'affirmer sa domination sur la côte Pacifique.

DÉCLENCHEMENT DE LA GUERRE

Président bolivien Président Péruvien Président chilien
Hilarión Daza
Presidente de Bolivia
(1876-1879)
Mariano Ignacio Prado
Presidente del Perú
(1876-1879)
Aníbal Pinto
Presidente de Chile
(1876-1881)

Le 12 février 1879, le gouvernement du chilien, encouragé par les Anglais qui avaient de forts intérêts économiques dans la région, rompt les relations diplomatiques avec la Bolivie. Les forces navales chiliennes reçoivent l'ordre de revendiquer et d'occuper les territoires tels qu'ils étaient définis avant le traité de 1866.

LES FORCES EN PRÉSENCE
BOLIVIE
Pérou
PÉROU
Pérou
4500 SOLDATS 7500 SOLDATS
  FLOTTE MARITIME PUISSANTE
CHILI
Pérou
3000 SOLDATS BIEN PRÉPARÉS
ARTILLERIE MODERNE ET FLOTTE MARITIME PUISSANTE

Le 14 février 1879 les forces armées chiliennes débarquent dans le port d'Antofagasta. La ville portuaire est rapidement prise et contrôlée par les chiliens. Ils obligent Zapata à abandonner la ville. Parmi les quelques 6 000 habitants, 5 000 sont Chiliens, 600 sont Boliviens et 400 sont de nationalités diverses. Deux jours après, le 16 février, le centre minier de Caracoles est pris par le Chili. Comme il n'y avait aucune ligne télégraphique en Bolivie, c'est grâce au bateau à vapeur Amazonas, arrivé le soir du 19 février à Tacna au Pérou, que la nouvelle de l'agression chilienne pu être transmise. Le consul bolivien écrivit alors une lettre au président Hilarion Daza qui atteignit La Paz le 25 février.

Le 1er mars 1879, la Bolivie déclare la guerre au Chili. La Bolivie fit donc appel au traité de défense mutuel signé avec le Pérou en 1873. Malgré une situation militaire qui n'était guère en sa faveur, le pays honora le traité en déclarant la guerre au Chili. Le 5 avril 1879, Le Chili déclare la guerre à la Bolivie ainsi qu'à son allié le Pérou.

Fontières Chili Bolivie PérouLe port péruvien d'Iquique fut bloqué par une partie de l’armada chilienne. Lors du combat naval d'Iquique, le Huascar, commandé par Miguel Grau Seminario arriva à couler un vieux mais emblématique bateau chilien, L'Esmeralda avec son capitaine Arturo Prat. Le capitaine Miguel Grau envoya le corps du capitaine Pratt ainsi que ses affaires personnelles à son épouse. L’Independencia, qui accompagnait le Huascar, était chargé de s''occuper de l'autre bateau chilien présent dans la bair, la Covadonga et son capitaine, Carlos Condell. Le capitaine chilien, amena la Covadonga vers des zones peu profondes, et fit s’échouer le navire péruvien à Punta Gruesa. Le résultat de la journée fut donc en faveur du Chili, qui perdit un bateau en bois, mais réussit à échouer puis couler le meilleur cuirassé péruvien.

Quand au Huascar il résista à la flotte chilienne pendant plusieurs mois. Le combat décisif eut lieu le 8 octobre 1879 à Angamos, face aux côtes boliviennes où la flotte chilienne captura le cuirassé péruvien. Pendant cette bataille, Grau et une partie de son équipage périrent.

Suite à ces batailles navales en faveur du Chili, se succeda une série de manoeuvres militaires dans le désert d'Atacama contre les boliviens et les péruviens. Après les batailles de Pisagua, Tacna, Tarapacá et Arica, la Bolivie abandonna et l'armée chilienne entra dans Lima en 1881 avec le général Baquedano à la tête des troupes chiliennes.

L'armée chilienne occupa la capitale péruvienne et lutta contre une résistance organisée, durant plus de 2 ans.

Le traité de paix fût signé le 20 octobre 1883. Le Chili prit possession de la province de Tarapaca, ainsi qu'il prit 'temporairement le controle des villes d'Arica et de Tacna avec possibilité de retour au Pérou sans date. Grace à l'intervention du président des Etats Unis Hoover, la ville de Tacna fût rendue au Pérou en 1929, tandis qu'Arica resta chilien.

La Bolivie perdit toutes sa province cotière, et le traité de paix a été signé en 1904. Il reste cependant depuis ce traité un conflit, avec une demande de plus en plus pressante de la Bolivie pour retrouver son acces à la mer.

Document:
L'histoire de la guerre du pacifique par D. Carlos de Varigny

 



 

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