CINÉMA CHILIEN
Le cinéma parlant apparaît dans les années 1930 et se répand très vite. En 1967, tournant décisif dans l'histoire du cinéma chilien avec le Premier Festival international de Cinéma latino-américain qui a lieu à Viña del Mar.
Le coup d'État militaire en septembre 1973 a pour conséquence la fermeture de la plupart des unités de production. Une poignée de cinéastes va réussir, malgré la censure et les risques pris, à monter quelques films dont certains seront primés à l'étranger. Mais c'est surtout la diaspora des cinéastes chiliens exilés à l'étranger (en France notamment) qui va produire des films, souvent avec l'aide des pays d'accueil.
- La Bataille du Chili, film documentaire de Patricio Guzmán (relate la fin de l'Unité populaire et le coup d'État), En 1973, neuf mois avant le coup d'Etat militaire, le jeune cinéaste Patricio Guzman entreprend un tournage qui se révèlera sans précédent. « A l'époque, je voulais montrer les visages anonymes, les milliers de sympathisants et militants engagés dans la tourmente politique », explique-t-il. Sa caméra se mêle à l'effervescence chilienne de cette année fatidique, saisit au vif les témoignages, les réactions, et peint au final, à grand renfort de plans séquences, la lutte des classes comme une longue fuite en avant.
- Machuca d'Andrès Wood (2005) - Chili 1973. Deux enfants âgés de 11 ans, l'un Gonzalo Infante, timide, issu d'une famille aisée, réside dans les beaux quartiers, l'autre Pedro Machuca, fils de paysans survit dans un bidonville. Ces deux garçons que tout oppose vont se rencontrer sur les bancs de l'école grâce à l'initiative idéaliste du Père Mac Enroe : intégrer au collège catholique très huppé de Santiago des enfants de milieu défavorisé. Le but : apprendre à tous respect et tolérance alors que le climat politique et social se détériore dans le pays. Parmi les parents des enfants certains approuvent, d¹autres crient au scandale. De cette ambiance turbulente naît une amitié profonde entre deux garçons qui partagent un premier amour, des rêves de justice et un instinct de rébellion. Ensemble, ils seront les témoins impuissants du coup d¹état sanglant qui signe la fin de l'époque d'Allende.
- Vive le Président, coproduction franco-chilienne de Miguel Littin,
- Les trois Couronnes du matelot, de Raoul Ruiz.
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Films étrangers sur le Chili :
- Missing de Costa Gavras (1982), d'après un livre de Thomas Huser. Le coup d'État militaire au travers du récit véridique de l'enlèvement et de l'assassinat d'un jeune étudiant américain qui vivait à Santiago.
Charles et Beth vivent en parfaite harmonie avec les habitants de ce
quartier populaire de Santiago du Chili. Le 11 septembre 1973 eclate le
coup d'Etat du general Pinochet. Charles decouvre la presence
surprenante de conseillers americains sur le sol chilien. Depuis ce
jour, nul ne l'a revu. son pere, Americain bon teint, impregne des
vertus de son pays, part a sa recherche.
- Carnets de voyage de
Gael Garcia Bernal : En 1952, deux jeunes Argentins, Alberto Granado et Ernesto Guevara,
partent à la découverte de l'Amérique latine. Ils débutent leur périple sur une vieille moto baptisée "La Puissante". La confrontation avec la réalité sociale et politique des différents pays visités altère la perception que les deux amis ont du continent. Cette expérience éveillera de nouvelles vocations associées à un désir de justice sociale.
- Il Postino de Michael Radford, adaptation cinématographique du livre Una ardiente Patienca de Antonio Skarmeta, sur Pablo Neruda, avec Philippe Noiret dans le rôle de Neruda. La version française s'appelle Le Facteur.
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